Huis Clos à gogo

Le match opposant l’Espérance au Stade Tunisien se jouera en définitive à huis-clos suite à l’énième récidive du public espérantiste qui, malgré les recommandations du bureau directeur et les énergiques interventions des membres du comité des supporters, s’est encore une fois rendu coupable de jets de fumigènes sur le terrain.

Les supporters seraient-ils bêtes à ce point ? Veulent-ils coute que coute pénaliser leur club ? Seraient-ils inconscients au point de faire le jeu de leurs adversaires ? Ou faut-il voir derrière ces agissements, les manifestations d’une crise entre les supporters et le B.D ?

Sans avoir la prétention de répondre à toutes ces interrogations, nous pouvons affirmer sans trop de risques de nous tromper qu’il y a bel et bien entre le public du virage et les instances officielles du club une crise qui après avoir longtemps couvé a fini par éclater au grand jour.

En effet, après que les autorités aient décidé de dissoudre les groupes de supporters, avec la bénédiction des clubs qui peinaient à les contrôler, une véritable chasse aux « Ultras » et « Supras » fût ouverte. Les arrestations dans les rangs des supporters se multiplièrent avant chaque match décimant au passage une frange très importante du public espérantiste, devant le silence du B.D qui fût interprété comme un encouragement par les forces de l’ordre. Celles-ci franchirent un pas supplémentaires allant jusqu’a enfreindre les droits les plus élémentaires de l’homme à savoir celui de s’habiller en toute liberté.

Ainsi, tout vêtement pouvant de prés ou de loin rappeler une appartenance à tel ou tel groupe fût interdit et les supporters furent ainsi obligés de se déshabiller s’ils voulaient accéder au stade. Une anecdote veut qu’un agent de l’ordre ait confondu « Geronimo » le chef indien avec « Che Guevara » le révolutionnaire argentin obligeant un gamin, qui n’y comprenait rien, à se séparer de sa casquette frappée de l’effigie du compagnon de Fidel Castro.

Rien n’est trop chère, même sa dignité, lorsqu’il s’agit de l’Espérance… Soit. Sauf que dans toutes ces épreuves endurées par le public, le BD n’aurait pas levé le petit doigt pour venir en aide à ses supporters ou même leur témoigner sa solidarité. En conséquence, et comme cela a déjà été écrit sur ces mêmes colonnes, Meddeb est appelé à se pencher sur cet épineux problème car la politique de l’autruche a rarement mené très loin!

Salut et … au prochain huis-clos!

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